croisiere en georgie du sud

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Récit de Croisière Saint-Martin-Bermude Terre-Neuve


Coucou,
Nous avons quitté les copains de St Martin samedi 5 juin après avoir passé la journée ensemble au nord de l île, et après avoir festoyé une dernière fois au restau tous ensemble. J ai l impression bizarre que je reverrai tous ces gens très vite... Je n ai vraiment pas l impression de partir au loin pour longtemps. J ai eu la même sensation en quittant Carriacou quelques jours plus tot...
Quatrième jour de mer depuis St Martin, mercredi 9 juin, l alizé est tres mou et vient même de tomber complètement, nous sommes au moteur... L anticyclone nous a étendu une dorsale jusque sur notre route, les previsions ne sont pas optimistes pour plus de vent. Avant hier un petit thon, hier on range les lignes pour cause de sargasses. Ce qu'on appelle "la mer des Sargasses" est une zone maritime mouvante qui se situe dans la region des Bermudes. C est un courant tournant qui ramène vers un centre tout ce qui traîne sur l eau, debris de toutes sortes mais surtout des bancs de Sargasses, algues vert clair à jaune, munies de petits flotteurs. Prisonnières d une eau qui ne bouge plus, des plaques tres grandes se réunissent et offrent au poisson de passage un abri sous lequel la vie se développe. Les bateaux anciens, naviguant uniquement à la voile qui se faisaient prendre dans ce courant étaient souvent perdus à jamais, car comment sortir d une zone sans vent avec seulement des voiles ? à moins de se mettre à ramer, ce qu'ils faisaient parfois. C est ce qu'on appelle aussi le triangle des Bermudes. Eh bien, nous nous y sommes baignes... puisqu'on a arrêté le bateau au milieu des sargasses pour une baignade generale. Gaston est allé explorer sous les algues avec son masque, il y avait de tout petits poissons sous les algues flottantes, mais impossible de les attraper... pas vu trace des congres qui paraît-il, viennent s y rassembler, venant des deux côtés de l Atlantique pour frayer, durée moyenne du voyage retour pour les nouveaux nés : deux ans. J avais cette info dans mes notes... à verifier et completer... On est preneurs de plus de details.
Gaston a reçu par les clients deux devoirs corrigés, il a été content de retrouver la voix de son instit dans les commentaires élogieux sur la cassette, et il a été encore plus heureux des livres de Roald Dahl que notre amie Monique lui a fait parvenir, il a tout de suite saute sur "James et la grosse pêche", qu'il a terminé hier... Il hésite maintenant entre "Charlie et la chocolaterie", et le livre que lui a apporté Eveline notre équipière "l elephant du magicien". Gaston s est mis à lire, et il faut parfois l arracher de son bouquin pour qu'il fasse la vaisselle... Il faut dire que les conditions de mer sont super pour une reprise, même si on brule du fioul, et qu'il fait encore tres chaud : à midi, il est bien difficile de trouver un petit coin d ombre pour faire le quart... Du coup on mène une vie de terriens, en plein ocean...
On est bien contents, l equipage est sympa, on n est pas trop nombreux, il fait beau, tout va bien, l hélice est enfin sortie de fabrication, on va nous l envoyer à Terre Neuve.
Samedi 12 juin, le soir, nous arrivons aux Bermudes. L officier responsable du trafic maritime nous appelle à la radio et de son accent très British il nous invite à nous amarrer au ponton de la douane afin de faire les formalités d entrée tout de suite. Ce n est que vers 10 heures que nous prenons un mouillage, et que nous pouvons manger en paix. Il fait très doux, un petit peu frisquet, c est tres agréable cette fraîcheur du soir.
Dimanche, nous débarquons pour nous promener à terre, les Bermudes sont toujours aussi charmantes, pas de changement notoire depuis notre dernier passage en 95. Le village de St Georges est très propre, les maisons sont peintes de toutes les couleurs mais tous les toits sont blancs, car ici aussi on récolte l eau de pluie. C est tres joli, et super propre, les pelouses sont toutes taillées au poil, rien ne traine, et même les vaches ont l air d avoir pris un bain!!! La vegetation est étonnante, on voit des palmiers, des bananiers, mais aussi des asparagus en pleine nature, des tamaris et des cactus de toutes sortes, bougainvillées, hibiscus, c est plein de fleurs et de plantes, une terre volcanique qui semble riche. La population est mélangée, blanche mais aussi colorée, les premiers colons sont arrives d Angleterre en 1609 sur un bateau qui allait en Virginie mais qui a fait naufrage et qui n est jamais reparti. On a commence l implantation en faisant venir des esclaves, et voila... Maintenant, les Bermudes sont un paradis fiscal et nous sommes passés dans les quartiers pauvres, qui sont plus cossus que les quartiers bourgeois de chez nous!!! Les gens d ici ne sont pas malheureux.
Nous avons la chance de nous y balader un dimanche, tout est tres tranquille. Ce qui frappe surtout ici, c est la propreté : en 3 heures de promenade autour de St Georges, jusqu'à l entrée du lagon et autour de la pointe, pres des petites plages de sable, nous avons vu un paquet de cigarettes et un papier gras... Tout est net, peint, rase, nettoyé... même les vaches dans le pré... Aucun vieux pneu autour des maisons, aucun jouet cassé qui traîne, aucun vieux bout de loque abandonné. Comment font-ils ?
Retour vers la ville après avoir nourri les chèvres à travers le grillage, Gaston est content, il a droit à une glace, je suis contente, on mange au restau... Tout le monde est content, la routine est brisée.
Lundi, c est un autre spectacle : un paquebot est amarré à la capitale Hamilton, et plusieurs cars d Américains sont venus visiter St Georges à l autre bout de l'île, premier établissement Britannique aux Bermudes, sa place centrale avec quelques vieux engins de torture, dont un carcan... et ses boutiques. Ah la la, les boutiques!!! Tee shirts, tasses, verres à liqueur, assiettes, stylos, tout est marqué "Bermudes, Bermudes, Bermudes, triangle des Bermudes" etc. Et les marchands de glace, et les restaus... Ils ne pensent qu'à manger ces touristes déjà trop bien nourris. Quand on voit leur tour de taille on a vite compris : beaucoup sont handicapés par leur graisse et ne peuvent se déplacer qu'avec une canne... C est... pathétique.
Nous faisons un tour au supermarché, un gigot de Nouvelle Zélande nous tend les bras et nous promet quelques bons repas en mer. J achète.
Ce soir encore nous dormons au mouillage, nous reprendrons la route demain en fin de journée, le vent devrait avoir tourné et souffler à nouveau de sud ouest. Ce serait préférable, car nous avons brûlé 800 litres de fuel pour arriver ici... après au moins 4 jours sur 6 de moteur...
Lundi 14 en fin d après midi le vent a tourné, nous levons l ancre pour profiter de cette bonne brise et nous sortons par l'étroit goulet de St Georges avec le soleil déclinant.
Nous retrouvons vite notre rythme de mer et de quarts. Ah! Il fait beau, le bateau marche bien, sans le bruit du moteur et nous passons vite sous la barre des 1000 miles restantes. Quel bonheur. Les dauphins se mettent même de la partie et cabriolent devant nous pour le plus grand plaisir de Gaston. Nous voyons aussi passer une galère portugaise : c est une méduse assez spéciale qui gonfle une sorte de voile au dessus de l eau, ce qui lui permet d avancer avec le vent. Mais ne vous y fiez pas, ce n est pas un sac plastique qui flotte, cette gentille bête est même mortelle si l on touche les longs filaments qui pendent sous son ventre. C est entre ces fils mortels qu'elle abrite un petit poisson rayé qui vit en symbiose avec elle.
Mardi matin, récolte d'exocets sur le pont, ces poissons volants ont eu la bonne idee de se catapulter d eux mêmes sur le pont, une aubaine qu'il ne faut pas négliger. Ces petits poissons ont presque le goût des sardines et sont bien dodus.
Mardi, mercredi, jeudi, il fait toujours beau, nous sommes tantôt à la voile, au pres ou au portant, tantôt au moteur, mais il fait toujours chaud. Je pensais que nous devrions sortir les polaires avant ça.
Jeudi 17. Nous sommes dans le courant du Golf Stream. La temperature de l eau avoisine les 28° et nous avons 3 noeuds de courant avec nous. C est plus qu'apreciable car le vent est faible.
Vendredi 18. Nous sommes deja sortis du Golf Stream, l eau est maintenant à 16°, ce n est pas pareil. On supporte bien le duvet la nuit et des manches longues en journée, mais nous sommes toujours en short et pieds nus. Nous ne pêchons plus, nous ne mettons même pas la ligne.
La vie va bien à bord, beaucoup de lecture. Gaston avale livre sur livre. Il discute aussi beaucoup avec nos invités, il adore Simon qui lui fait écouter de la musique sur son téléphone. Chaque jour nous faisons un peu d'école, maths ou français, ça occupe et ça maintient les acquis.
Samedi 19 juin. Il reste 360 miles à parcourir, nous sommes par 57°07 W et 41° N, (latitude du nord du Portugal) et je suis toujours en short. J ai quand même mis les sandalettes car le pont est très froid sous les pieds. Le soleil est toujours de la partie. Pas de mal de mer non plus, pour le moment, c est une croisière "de rêve" sauf peut être le fuel que l on doit brûler pour avancer par faible vent debout.
Depuis le depart nous avons vu très peu de bateaux. Tiens, voilà justement un porte containers qui passe à moins de 4 miles de nous. Il est midi et la salade de riz est prête. Mais le repas sera retardé aujourd'hui : les dauphins ont décidé de nous rendre visite. Ils ont les flancs très crème, dauphins communs ? pas sûr. Il est si difficile de les distinguer sur le livre avec seulement quelques dessins. Baleine! baleine!! Elle souffle! C est un enorme rorqual commun qui souffle pres de nous, la petite cousine de la baleine bleue. Comme j aimerais en voir une un jour!!! Patience patience. Pour le moment, nous essayons d approcher ce petit monstre de 20 mètres qui s amuse à nous éviter. L eau est toute plate, plus un souffle de vent, pas une ride sur l eau, plus d oiseaux, plus de vent, moteur... Et pour fêter cette si belle journée nous faisons un sort au dernier "Bon Mayennais" (déniché a St Martin, qui est pour moitie une île française et pour moitie hollandaise), accompagne d un petit château Bordelais, dégustés au soleil de midi. La vie est faite de bonheurs simples.
Maintenant nous recherchons la chaleur, c était il y a peu de temps pourtant que nous fuyions le soleil, cherchant désespérément entre midi et 3 heures les rares coins d ombre sous les grand'voiles. La nuit également le spectacle a changé : on voit encore le Scorpion dans le Sud mais la Croix du Sud a complètement disparu, tandis que vers le Nord la Grande Ourse est plus haute chaque soir dans le ciel.
Dimanche 20 juin. Levée à 8 heures. Il fait un peu frisquet, je lâche le short pour le Jean's mais je reste en sandalettes. L eau de la toilette et bien froide, voyons voir... Quoic!!! 7°!!! L eau de mer a perdu 10° dans la nuit!!! Et comme nos reservoirs d eau douce sont construits à même la coque, notre eau se met vite à la température de la mer. Et le soleil a disparu lui aussi, ainsi que l horizon, et que la plus grande partie de l Ocean, avalés par le brouillard. Nous approchons des grands bancs de Terre Neuve, le socle marin va passer de plus de 4000 mètres à 2000, puis 1000, puis 100 metres, et même moins par endroits. C est là que la morue de le capelan se concentraient autrefois, avant que la pêche intensive ne ramasse tout. C est là aussi qu'il y a le plus de brouillard au monde...
Pour le moment nous sommes au moteur, encore une fois, et nous avons encore 3800 mètres d eau sous la quille, d ici demain nous devrions être sur les bancs. Si notre vitesse se maintient ainsi que notre cap, nous devrions arriver après demain au plus tard.
9 heures, Eveline apparait, elle a revêtu son babygros... ça rigole plus dit Jean Claude, tandis qu'il fait frire ses petits oeufs au jambon du matin. En tout cas, avec ces temperatures, nous n avons plus de problème avec le beurre, il peut traîner en cuisine toute la matinée sans tourner en huile...
Notre hélice doit normalement atterrir aujourd'hui, elle attendra sagement notre arrivée a St John's, ce qui ne devrait plus tarder.
Lundi 21 juin. C est calme, voile ou moteur, nous continuons d avoir un temps de demoiselle. Par contre, la temperature chute encore, l eau de mer est à 4°!!! et l atmosphere suit. On porte maintenant le kit complet : chaussettes, chaussons, polaire, écharpe... et ciré dehors. Sauf Gaston qui va toujours pieds nus... Nous approchons de Terre Neuve à la nuit.
Pascal me reveille a 2 heures du matin mardi, nous allons nous arrêter dans une petite anse au sud de la péninsule d'Avalon pour laisser passer les vents de nord prévus pour aujourd'hui. Il est 4 heures du matin, le jour se lève, nous sommes ancrés dans la baie "Chance", il y a de la houle mais plus de bruit, nous allons être bien bercés.
Mardi 22 juin. Nous nous réveillons tard, que ça fait du bien de dormir à plat, et sans avoir à faire de quart ! Nous consacrons la journée à prendre une douche, à nettoyer le bateau, à ranger nos affaires et à faire un bon repas. Et bien sûr, nous sabrons le champagne pour fêter l événement. (Il reste quelques bouteilles argentines). La vie est belle. Nous ne pouvons pas débarquer car nous n avons pas fait notre entrée dans le pays, ce serait illegal de débarquer et nous préférons ne pas nous y risquer car il y a des campeurs sur la plage, et l'amende prévue est tres chère).
La côte est plantée de sapins et de spruces, la plage est couverte d'énormes galets, la mer doit faire rouler tout ça au moins comme au cap Horn quand il fait mauvais, et les cailloux ont l air d'être ronds ici aussi.
Mercredi, lever tres tôt, en route à 6 heures du matin, c est la dernière journée de mer. Nous naviguons toute la journée à la voile, le long de la côte, par un bon vent de l'arrière. C est une journée magnifique, un soleil superbe, et des oiseaux par milliers. Macareux moine au bec coloré, il est impossible de les photographier, ils sont trop rapides tout comme les guillemots avec lesquels ils font la course. Les goélands se comptent aussi par centaines (goélands argentés et goélands marins). (Je pense beaucoup à Monique qui se régalerait d'être avec nous) Une baleine à bosse nous fait un brin de route.
Nous arrivons devant le port de St John's vers 4 heures, notre ami Jerry nous attend sur le ponton. L entrée dans le port est magnifique, presque comme aux Bermudes, nous entrons entre deux falaises qui gardent une baie bien fermée (Et bien sûr ça s appelle the Narrows). Des maisons de toutes les couleurs s accrochent à la falaise de chaque côté, des volées d escaliers permettent aux habitants de descendre jusqu'à la mer. C est magnifique. Et il fait un soleil splendide. Quelle chance nous avons.
Les douaniers viennent nous accueillir très vite, ils répètent qu'on a beaucoup de chance, que Terre Neuve n'a jamais de temps comme ça. Difficile à croire. Nous faisons les papiers d entrée, ces gens sont très efficaces. Ils dédouanent aussi notre hélice que Pascal et Jerry vont chercher aussitôt, et le soir, notre superbe hélice toute brillante est en sécurité sur notre pont, sans tracas de papiers d aucune sorte. Qu'il est agréable d être dans des pays ou les choses fonctionnent...
Nous allons au restaurant pour fêter notre arrivée.
Le lendemain, petit tour au supermarché... Wouawhhhh nous avions oublié ce qu'est une grande surface bien achalandée. C est incroyable tout ce qu'on peut trouver ici, mais nous nous fatiguons vite de ce spectacle et nous rentrons a bord, fourbus d avoir tant marché, nous ne sommes plus habitués!!!
Voilà, nos amis quittent le bateau vendredi matin pour rentrer en France, nous retrouvons notre petite vie de famille, mais les nouveaux amis ne vont pas manquer, les gens d ici sont tres chaleureux et ils nous accueillent tres bien. Le bateau fait sensation, amarré en pleine ville, beaucoup de gens viennent nous voir par curiosité. Aujourd'hui il a plu, retour à la réalité Terre-neuvienne, mais le soleil est revenu sur le soir.
Nous sommes amarrés à un ponton en pleine ville de St John's, beaucoup de gens viennent voir le bateau et naturellement Gaston parle avec tout le monde et raconte notre histoire. Il joue dehors toute la journée et se fait des amis. Le ponton donne sur un petit parc où trônent deux statues de chiens, un terre neuve et un labrador, Gaston les chevauche en se racontant plein d aventures rocambolesques. Bientôt, les cadeaux arrivent, entre autre : de la tisane locale, de la confiture, une paire de bois d élan.... STOP!!! Bon, nous garderons les bois quelques jours et nous verrons...
Notre ami Tony (qui parle français) nous reçoit tous les jours, nous allons faire de l Internet chez lui, et il m emmène aussi faire des courses. Jerry vient nous voir aussi, avec des bouts pour le bateau, et toujours ses histoires, mais on ne comprend pas tout, son accent, c est vraiment quelque chose!!!
Dimanche 27, notre ami Mick rejoint le bord en provenance de Dublin. Notre petite famille s agrandit un peu. Chouette!!
Après avoir fait une bonne lessive à la laverie, nous quittons St John's le 30 juin. Voile toute la journée, des baleines qui ne se laissent pas approcher, des dauphins, des oiseaux, mais il fait un peu frisquet. Nous contournons la péninsule d Avalon pour arriver jusqu'à Harbour Grace. Cette communauté ( c est ainsi qu'on appelle les villages ) est celebre pour avoir abrité un pirate (Peter Easton vers 1610), vu le passage d une femme pilote qui a traversé l'Atlantique en solitaire (Amelia Earhart en 1932, self made woman, partie d Harbour Grace avec un thermos de soupe et une boite de jus de tomate. Après 15 heures de vol elle arrive en Irlande), et pour un gigantesque incendie, le musée raconte tout!!! et même le premier nom français du village : Havre de Grace.
Vendredi 1er juillet, Canada day, c est le jour de la fête nationale. Nous sommes amarrés à un ponton de pêche entre de gros bateaux. Certains sont au chalut, d autres aux casiers, il reste quelques jours avant fermeture pour la pêche au crabe. Sean, un gars du coin nous prend en amitié, il nous apporte des calamars congelés et des crabes frais. Gaston et moi allons au terrain de sport du village mais nous arrivons trop tard, le fête se termine, il n est pourtant que 4h 1/2... Déception. Et le soir, nouvelle déception, pas de feu d artifice ici, et les nouveaux amis qui nous proposent de nous emmener sont trop souls pour qu'on ose monter dans leurs voitures. Il ont toujours une bière à la main, quelque soit l heure.
Vendredi matin, il semble evident que c est un long week end, alors nous allons quitter le ponton pour nous promener dans le coin et revenir dimanche soir, il ne se passera rien avant lundi. Nous espérons voir des capelans. A la saison du frai, les femelles montent sur la plage. Elles se tortillent pour creuser le sable et déposer leurs oeufs, un mâle de chaque côté de la femelle fait la même chose pour arroser les oeufs de laitance, ensuite, il semble que les poissons se laissent dessécher sur le sable. Les goélands prennent leur quote part, les humains aussi, nous voudrions vraiment voir ça.
Les liaisons Internet ne sont pas faciles dans ce pays, le telephone coûte très cher, c est un des rares pays ou on paie aussi pour recevoir les appels. Nous communiquerons donc assez peu sans doute. Par chance, il y a un WiFi à Harbour Grace, je peux donc envoyer quelques mails. Mais pour les photos, il faudra patienter.
Nous vous embrassons, et la suite de nos aventures une autre fois.
Bernadette, Pascal et Gaston

 

BATEAU VALHALLA

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