USHUAIA :récit de nos aventures pour revenir à USHUAIA

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Récit de nos aventures pour revenir à Ushuaia, écrit par Bernadette

Début juillet 2008

Coucou,
Nous sommes à Ushuaia ou nous avons fini par arriver, apres pas mal de jours de bus et de peripeties... Voici un petit resume de l histoire :
Nous avons passe nos derniers jours en France a Paris chez notre ami Pierre, comme chaque annee. Petit tour a la Vilette pour Gaston et musee d histoire naturelle ou Gaston a eu la chance de pouvoir parler a un vrai paleontologue... Notre Titi etait tout timide tout d un coup!!!!
Retour Ushuaia : 19 juin, en route pour l aeroport, charges de nos 140 kg de bagages dont 75 kg pour notre nouveau guindeau en pieces detachees. Heureusement que nous voyageons sur Tam (compagnie bresilienne) qui autorise deux fois 32 kilos de bagages par personne. Malgre tout, il est tres difficile de faire des sacs ne depassant pas ces 32 kg. Nous refaisons les sacs pour la xieme fois a l aeroport, et ils sont finalement acceptes. Ouf, premiere etape franchie avec succes...
Retour à Ushuaia : 20 juin, arrivee a Montevideo, capitale de l Uruguay. A premiere vue, tout se passe bien, les 5 sacs sont la, on nous dit de passer, mais un peu plus loin, un douanier ouvre absolument tous les sacs... Et bien sur, on y a droit: il fallais faire des papiers...!, transitaire...!, un douanier devra vous accoompagner d ici sur le bateau (150 km)..., et les negociations commencent... Ils sont plutot durs en affaire et reclament mille dollars... Ils revent, mais d un autre cote, si on laisse tout ca en douane pour revenir faire les papiers qu ils reclament lundi, il y a des chances pour que la moitie des pieces aient deja disparu, et de toutes manieres , on n echappera pas au racket. Apres plusieurs heures, et alors qu on croit ne jamais s en sortir, on finit par tomber d accord sur 500 dollars..., c est partout pareil, douanier egal voleur, on ne m otera jamais ca de la tete.
Bon, on arrive chez nous apres une heure et demie de bus, sous un deluge de pluie, et il fait plutot froid. Valhalla nous attend a la meme place, parfaitement en forme, on grimpe tous les sacs a bord avec une drisse. Qu on se sent bien chez soi!!! Le guindeau est arrive a bon port, le lendemain Pascalou remonte toutes les pieces, Valhalla aura fiere allure avec.
Mais il faut deja songer a repartir si on veut inscrire Gaston a l ecole de ski pour la saison a Ushuaia avant la date limite. Les tarifs d avion ont tellement monte que nous decidons de partir en bus.
Retour à Ushuaia : Mardi 24 juin, bus pour Montevideo, puis autre bus pour Colonia plus loin dans l ouest. La, nous prenons un ferry pour traverser le Rio de la Plata. Nous arrivons le soir a la gare maritime a Buenos Aires, et a la gare des bus avec une heure d avance pour notre bus de nuit. Vers 20 heures, nous partons pour 36 heures de voyage. Gaston est ravi, on nous met un film, c est un peu comme dans l avion en fait, avec des toilettes et des sandwichs, et un arret dans une gare routiere de temps en temps.
Jeudi matin, nous arrivons a Rio Gallegos, ville principale de Patagonie et plaque tournante pour les bus et les avions. Nous avons traverse la Patagonie, que c est plat!!!, on a vu peu de betes, quelques guanacos, un ou deux oiseaux, quelques rares moutons. De toute facon, on se demande ce que les pauvres betes peuvent bien trouver a manger sous cette fine couche de givre qui recouvre une herbe rare et rase et queques buissons d epines. De temps a autre, on voit aussi une maison isolee sur le bord de la route, avec des carcasses de voiture et de vieux bidons qui trainent autour, meme pas de jardin, de quoi ces gens peuvent ils bien vivre ?
Nous arrivons a Rio Gallegos trop tard pour le bus quotitien vers Ushuaia. Entre temps, l inscription au ski de Gaston a ete resolu a distance, mails et telephone. Alors nous decidons de faire le detour pour aller voir Ivone et Martin a El Chalten. Il suffit de prendre un bus a 5 heures ce soir, on arrive a 3 heures du matin a la gare routiere de El Calafate et on repart a 7 heures pour arriver a Chalten a 13 heures. Bof, une paille, apres deux nuits en bus, on peut bien passer une troisieme nuit sur les bancs de la gare routiere, heureusement un peu chauffee, car il neige dehors. Gaston s endort vite, Pascalou gigote sans trouver le sommeil, j ai pris l option de lire, ca m evite de ne pas trouver le sommeil... Ouahh, c est toujours la meme magie, que c est beau la neige qui tombe de l autre cote de la vitre et du radiateur... Gaston est bien content et se reveille tout guilleret.
Arrivee a Chalten comme prevu, nous avons vu plein de guanacos en route, et un condor. Nous avons fait la halte habituelle en pleine campagne pour prendre un cafe a la "Luz Divina". Le petit bebe guanaco que Gaston et moi avions vu en octobre dernier a beaucoup grandi, il depasse maintenant Gaston. le veau aussi a beaucoup grossi. La dame nous reconnait, les choses changent peu par ici, le temps coule lentement.
Arrivee a Chalten, ouais!!! tous les amis sont la, Ivone, Martin et sa maman Mabel, Leo et Paula la femme parfaite selon Gaston, et Campi, Chris est encore a Buenos Aires, elle rentre lundi. Martin nous a trouve une petite maison ou loger, et nous commencons les balades et les reunions. Nous passons deux super journees avec tous les amis et mangeons l asado de rigueur. Nous avons de la chance, la neige est toute fraiche et le paysage au pied de la cordilliere est superbe, tout blanc et tout pur. Le ciel est degage et on voit le Fitzroy le prestigieux sommet des Andes du sud, dans toute sa splendeur, ainsi que toutes ses montagnes voisines. Nous voyons la premiere maison du village, je fais une photo pour Elie, c etait la seule maison quand il est venu faire son ascension ici il y a quelques annees...

Nous faisons une balade de toute la journee qui nous emmene a la laguna Capri, un petit lac sous le Fitz, il est tout gele et on peut marcher jusqu a l ile centrale. Gaston a tres froid aux pieds, ses chaussures ont pris trop de neige qui a fondu et a fini par mouiller les chaussettes. Je lui passe mes chaussettes, plus un sac plastique, et en route.

Nous partons demain, il faut refaire les sacs. On va les faire ce soir car Martin part demain de bonne heure raccompagner sa maman a l avion a Calafate, on va donc rapporter les sacs deja chez Ivone pour ne pas avoir a les faire rouler dans la neige demain. Aventure du jour, ou du soir plutot : je laisse tomber la cle dans la neige devant la petite maison... Et nous avons encore quelques bagages la dedans... Nous cherchons et cherchons, balayons la neige avec un rateau a feuilles, mais rien, pas de cle. Bon, nous dormirons par terre chez Martin ce soir et on verra demain, on a la matinee pour trouver la cle. Mais le lendemin, c est pareil, pas de cle, et le bus ne nous attendra pas... Alors tant pis, on decide de casser une petite vitre pour entrer dans la maison et recuperer les passeports et derniers bagages. Ne dirait on pas qu un drole de petit genie nous suit, qui nous met des batons dans les roues ?

Nous quittons Chalten lundi 30 a 17 heures, arrivee a El Calafate a 21 heures, on va manger un morceau en ville, pas grand monde en cette saison, tout est un peu mort. Retour a la station de bus pour attendre 3 heures du matin et monter dans le bus qui nous ramenera a Rio Gallegos a 7 heures. Ca baigne, dormir sur les bancs, ca nous connait maintenant!!! Mais le Titi est trop excite et il ne parvient pas a fermer l oeil. Il dormira mieux dans le bus.

Retour à Ushuaia : Mardi 1 er juillet, Rio Gallegos 8 heures du matin depart de notre bus pour Ushuaia, arrivee prevue ce soir a 8 heures. Nous passons assez vite la frontiere chilienne, nous roulons tres longtemps en territoire chilien. Dans cette pampa la, il y a encore moins que rien, quelques rares touffes d herbe dure, les buissons epineux ont meme disparu, il n y a rien de rien... Des hectares de clotures pour enfermer quelques rares moutons qui crevent la faim sur ces paturages geles. Le rendement est tres mauvais, et la catastrophe ecologique completement consommee, la nature ne peut plus recuperer d une telle devastation. Les moutons ont absolument tout arrache...

Passage du detroit de Magellan, mer belle, la traversee se fait en 30 minutes avec un ferry porte camion, c est tres rapide. Gaston va avec son papa pour voir les portes hydrauliques se refermer. Passage de la frontiere chilienne, puis nous arrivons a la derniere frontiere pour entrer en Argentine a San Sebastian. Il faut descendre avec les bagages a main, tampons sur les passeports, c est le 7eme tampon en deux semaines, ca commence a faire, mon passeport ne fera jamais les deux ans qu il lui reste...

Nous pensons repartir vite mais la douaniere en charge est du genre pittbull, elle ne lache pas facilement sa proie. Elle demande donc qu on vienne tous avec les bagages de soute. Et allons y, transbordement une fois de plus. La mechante trouve notre pot de confiture de calafate que nous rapportons a son lieu de fabrication, mais il est interdit de passer des conserves maison, alors mon pot disparait!!! Grrrrrr je ne suis pas contente du tout, et je m assure bien que le pot s est vide dans un bidon immonde qui a des traces de brulures. c est l incinerateur maison... Et puis chacun passe avec ses sacs, et on attend, et ca dure, car finalement, il reste un sac qui n est a personne.
La douaniere s enerve, a qui est ce sac, a personne, bon, alors on attend... Comme au bout de 2 heures, le sac n est toujours a personne, la dame decide d appeler un juge qui viendra de Rio Grande ( a 1 heure de route) pour ouvrir le sac... Toutes ces huiles arrivent vers 9 heures ( on est la depuis 5 heures du soir...) et commence la ceremonie de l ouverture du sac ou on trouve 2,6 kilos de cocaine..... Les boules de naphtaline avaient trompe le chien chilien, mais la douaniere argentine avait plus de flair il faut croire, ou bien des infos mieux classees. Le gars du bus nous dit qu elle le fait chier a chaque passage depuis le debut de la semaine, elle devait donc bien savoir ce qu il y avait dans ce sac. L ouverture du sac, plus la recherche d empreintes, l interrogatoire des Argentins qui etaitnt dans le bus, tout cela prend beaucoup de temps.

Vers 23 heures, tout ce petit monde se rend compte qu on est la, et qu on a faim, alors on requisitionne le bistrot d a cote pour qu il nous fasse a manger, c est la douane qui paie. Ils nous doivent bien ca, maintenant avec leur Coke, il sont riches.... Avec tout ce va et vient, j aurais eu mille occasions de recuperer ma confiture, sauf que le pot est bien vide!!!!

On remonte dans le bus vers 1 heure du matin, au moins, on peut dormir au chaud, il me semble que le chauffeur demarre vers 3 heures, et les Argentins du bus se relaient aupres de lui pour lui tenir compagnie sur cette route froide et deserte. Ca glisse, c est tout gele, et on n a pas de clous ni de chaines... Mais on en a assez vu comme ca, on arrive sains et saufs a Uhuaia a 7 heures du matin.

Direction le club Afasyn, on embarque sur Via tout de suite en empruntant l annexe du club. Gaston enfile son pyjama et saute dans le lit. Mmmm, que c est bon de dormir a plat!!! Je l imite, mais Pascalou prefere s occuper de notre nouveau bateau tout de suite. Il met les moteurs en marche, met le chauffage, se fait son premier maté et prepare l arrivee au ponton. Nous nous mettons a couple d un bateau hollandais, des gens fort sympathiques. Les Vaihere sont la et nous donnent un coup de main. Il fait froid, mais il fait bon dans le bateau, on est enfin arrives!!!!

Pascalou dort mal la premiere nuit, fievre, froid tremblements, mal partout : une grosse grippe!!! Zut alors, mauvais genie, quand nous lacheras tu ? Je me debrouille donc pour les courses, rechercher les skis chez notre ami Pierrick, et preparer pour emmener Gaston a son premier cours samedi. Pascalou est dans le paté, il ne voit pas les jours passer, il va en rater trois comme ca, au lit, a tousser et a trembler.

On a eu une premiere semaine de tres mauvais temps a Ushuaia, vent tres fort, maree tres haute, nous avions beaucoup de mal a debarquer, mais les gentils voisins m ont aidee a mettre un bout a terre pour retenir Via. Je n avais jamais vu l eau si haute, jusqu a la pierre blanche a terre, au moins 30 cm au dessus des pontons, il fallait debarquer en bottes. Ca a presque atteint les boites electriques. Tous les soirs, les gars du club coupaient le courrant pour plus de securite. Et ce vent!!!! Il fallait se plier en deux pour ne pas se faire balayer sur le quai!!! Mais qu est ce qu on est revenus faire ici ?????

Nous avons trouve ici le paquet d anniversaire qui attendait Gaston et nous avons commence la lecture du "tour du monde en 80 jours". Bref, notre petite routine se met en place. Maintenant que le beau temps est revenu et que Pascalou va mieux, il a verifie tous mes amarrages, et il a pris le temps de bien s occuper du bateau. Vraiment, je croyais que tout ca ne finirait pas, que d avanies... Avanie et framboise...

Pascalou recupere, il lui reste une grosse toux, que Gaston et moi avons aussi... Mais nous avons pu commencer notre saison de ski, et c est parfait, Pascalou et moi avons peu perdu, c est vraiment super de retrouver si vite les reflexes. Je croyais vraiment que ce serait plus long. Quand a Gaston, ca lui est revenu tout de suite, il skie tres bien, alors les profs ont suggere de le passer en ecole de competition... Je vais donc porter aujourd hui une petite rallonge financiere pour ses cours au club Andino, et des demain on retourne a fond sur les pistes.

J espere que le Titi ne va pas tomber malade, on tousse pas mal tous les trois, mais c est juste le temps de se refaire aux froidures d ici.

On est tres contents tous les trois, on compte bien profiter au maximum de ces jours de vacances, on vous embrasse tous, à tres bientot, pour d autres aventures ....

Gros bisous,
Bernadette, Pascalou et Gaston

 

 

 

 

 

VALHALLA

 

 

 

 

 

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